Nouvelle-Zélande
Données vérifiées en Océanie · Océanie

Nouvelle-Zélande

Qualité de vie exceptionnelle, nature préservée et fiscalité sans impôt sur la fortune.

Capitale
Wellington
Population
5 M
Devise
NZD
Langue principale
Anglais

En un coup d'œil

6 indicateurs clés notés de 1 à 10

Coût de la vie4/10
Fiscalité5/10
Qualité de vie9/10
Facilité d'installation6/10
Sécurité9/10
Présence française3/10
02Visa & titre de séjour

Quel visa pour s'installer dans ce pays ?

La Nouvelle-Zélande n'a pas de visa spécifique pour retraités ou digital nomads permanents, mais propose des voies solides pour les travailleurs qualifiés, les entrepreneurs et les jeunes actifs (PVT). Depuis janvier 2025, le visa visiteur et le NZeTA autorisent le télétravail pour des clients étrangers pendant 90 jours.

Salarié

Accredited Employer Work Visa (AEWV)

Durée

36 mois

  • Offre d'emploi d'un employeur néo-zélandais accrédité par Immigration NZ
  • Salaire minimum : 29,66 NZD/heure (taux médian NZ) ou taux du secteur
  • Qualifications et expérience correspondant au poste
  • Preuve de compétence en anglais (IELTS ≥ 6.5 ou équivalent) selon le secteur
Délai estimé
20–60 jours
Coût total
400–700 €

Voie principale vers la résidence permanente via le Skilled Migrant Category (SMC) après 24 mois de travail en NZ. L'employeur doit être accrédité, vérifier avant d'accepter une offre.

Indépendant

Entrepreneur Work Visa

Durée

36 mois

  • Plan d'affaires détaillé approuvé par Immigration NZ
  • Investissement minimum 100 000 NZD dans une entreprise néo-zélandaise
  • Bénéfice net prévisionnel démontré
  • Anglais : IELTS ≥ 5.0 ou équivalent
Délai estimé
60–120 jours
Coût total
1500–4000 €

Après 6 mois d'activité conforme au plan validé, possibilité de demander la résidence permanente via l'Entrepreneur Resident Visa. Parcours exigeant mais solide.

Digital Nomad

NZeTA / Visitor Visa (télétravail autorisé)

Durée

3 mois

  • Emploi ou clients exclusivement basés hors Nouvelle-Zélande
  • Passeport valide 3 mois après la date de départ
  • Billet retour ou preuve de fonds suffisants
  • NZeTA obligatoire pour les ressortissants français (formulaire en ligne, ~15 USD)
Délai estimé
1–3 jours
Coût total
14–20 €

Depuis le 27 janvier 2025, tout visa visiteur permet le télétravail pour des employeurs ou clients étrangers. Limite : 90 jours. Pas de droit d'exercer une activité pour des clients néo-zélandais ni d'être embauché localement.

Étudiant

Student Visa

Durée

12 mois

  • Admission dans un établissement d'enseignement néo-zélandais agréé
  • Frais de scolarité prépayés pour la première année
  • Preuve de fonds : 15 000 NZD/an minimum (environ 7 500 €)
  • Assurance maladie valable pour toute la durée des études
Délai estimé
20–60 jours
Coût total
200–400 €

Autorisation de travail incluse (20 h/semaine pendant les études, temps plein pendant les vacances). Possibilité de post-graduate work visa après diplôme (1 à 3 ans selon le niveau).

Investisseur

Investor Visa (2 catégories)

Durée

48 mois

  • Investor 1 : investissement ≥ 10 M NZD sur 3 ans, résidence 44 jours sur 3 ans
  • Investor 2 : investissement ≥ 3 M NZD sur 4 ans + 3 ans d'expérience en affaires, résidence 438 jours sur 4 ans
  • Fonds entièrement investis en NZ (actions cotées, actifs commerciaux, obligations d'État...)
  • Casier judiciaire vierge et bonne santé
Délai estimé
60–180 jours
Coût total
2000–6000 €

Les deux catégories accordent la résidence permanente dès validation. Investor 2 est la voie la plus praticable pour les entrepreneurs fortunés mais pas ultra-riches.

Ambassade en France

Nouvelle-Zélande

103, rue de Grenelle, 75007 Paris

Site officiel +33 1 45 01 43 43

Registre des Français à l'étranger

Recommandé

L'inscription au registre des Français établis hors de France est facultative mais fortement recommandée. Elle permet de recevoir les alertes consulaires, de voter par procuration et d'obtenir des documents administratifs depuis Wellington.

  • Accès aux services consulaires en urgence (perte de passeport, rapatriement)
  • Vote aux élections françaises depuis la Nouvelle-Zélande
  • Information sur les événements et alertes de sécurité
  • Assistance en cas de détresse grave à l'étranger
Procédure officielle
03Fiscalité

Fiscalité personnelle dans ce pays

La Nouvelle-Zélande dispose d'un système fiscal simple et transparent : impôt sur le revenu progressif (10,5 % à 39 %), pas d'impôt sur les plus-values en dehors de certains cas immobiliers, pas d'ISF, pas de droits de succession. Une convention fiscale avec la France est en vigueur depuis 1981. Les indépendants paient leur IR directement via les acomptes (provisional tax).

Avertissement fiscal

Informations à titre indicatif, basées sur la législation en vigueur au 15 mai 2026. Consultez un fiscaliste franco-néo-zélandais pour votre situation personnelle.

Convention bilatérale France / NZ

Convention existante

Convention fiscale France-Nouvelle-Zélande signée le 30 novembre 1979 à Paris, entrée en vigueur le 19 mars 1981 (loi n° 80-1011 du 17 décembre 1980, décret n° 81-548 du 8 mai 1981). Mécanisme : crédit d'impôt, l'impôt néo-zélandais payé ouvre droit à un crédit d'impôt en France, dans la limite de l'impôt français correspondant. Retenues à la source plafonnées : dividendes 15 % (5 % si participation ≥ 10 %), intérêts 10 %, redevances 10 %. Les règles de départage OCDE (foyer permanent → centre des intérêts vitaux → séjour habituel → nationalité) s'appliquent en cas de double résidence.

Texte officiel (impots.gouv.fr)

Impôt sur le revenu

IR progressif sur 5 tranches (année fiscale : 1er avril – 31 mars). Taux de 10,5 % à 39 %. Aucun abattement personnel global, l'impôt s'applique dès le premier dollar. La taxe ACC (Earner's Levy, 1,67 % jusqu'à 76 000 NZD en 2025-26) s'ajoute et couvre les accidents. Le KiwiSaver (retraite par capitalisation) génère une cotisation salarié de 3 % minimum.

Tranche jusqu'àTaux
7 800 €10.5 %
26 750 €17.5 %
39 050 €30 %
90 000 €33 %
Au-delà39 %

Plus-values mobilières

Aucune taxe sur les plus-values mobilières en Nouvelle-Zélande. Les dividendes d'entreprises néo-zélandaises sont imposables à l'IR via le système d'imputation (imputation credits évitant la double imposition entreprise/actionnaire).

Plus-values immobilières

Pas d'impôt général sur les plus-values immobilières. Exception notable : la Bright-line Rule (règle du clair de lune) impose les gains si le bien est revendu dans les 2 ans (résidence principale) ou 10 ans (autres biens) après l'achat, taux normal de l'IR selon le revenu. Les biens achetés avant le 1er octobre 2015 échappent à cette règle.

Impôt sur la fortune

Aucun impôt sur la fortune (wealth tax) en Nouvelle-Zélande.

Droits de succession

Aucun droit de succession en Nouvelle-Zélande. Attention : aucune convention successorale France-NZ, la succession est régie par la loi française pour les biens français (immobilier notamment).

Exit tax

Applicable

L'exit tax française s'applique au départ vers la Nouvelle-Zélande pour les contribuables détenant un patrimoine financier supérieur à 800 000 € ou plus de 50 % d'une société. La Nouvelle-Zélande étant hors UE/EEE, aucun sursis automatique sans garantie n'est possible, prévoir soit le paiement immédiat, soit une garantie bancaire auprès du Trésor français avant le départ.

Impact retraite

Aucune convention de sécurité sociale France-Nouvelle-Zélande n'existe (confirmé par le CLEISS). Les années passées en Nouvelle-Zélande ne génèrent aucun trimestre de retraite française, sauf cotisation volontaire à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger). Le KiwiSaver local constitue un complément retraite individuel (capitalisation), non transférable vers la France.

Risque de double imposition

Risque limité grâce à la convention de 1981. Le mécanisme de crédit d'impôt permet d'imputer l'impôt néo-zélandais sur l'impôt français résiduel. Point de vigilance : rupture effective de la résidence fiscale française indispensable (bail longue durée, famille déplacée, fermeture des comptes principaux, radiation des impôts français). L'administration française peut contester un départ vers un pays à fiscalité compétitive si les liens économiques en France restent forts.
Nouvelle-Zélande
04Banque & argent

Banque, devises et coût de la vie dans ce pays

Ouvrir un compte bancaire en Nouvelle-Zélande est relativement simple pour les titulaires d'un visa travail ou résident. Les grandes banques (ANZ, BNZ, Westpac, ASB) permettent l'ouverture de compte depuis la France pour certains profils. Le délai est court (1 à 5 jours), mais un IRD number (équivalent du numéro fiscal) est indispensable pour commencer à travailler et à épargner.

Ouvrir un compte local

Facile

3 jours

Documents requis

  • Passeport ou document d'identité en cours de validité
  • Visa néo-zélandais (travail, résident ou étudiant)
  • Justificatif d'adresse en Nouvelle-Zélande (contrat de bail, facture)
  • IRD number (numéro fiscal, obtenu en ligne sur ird.govt.nz)
  • Dépôt initial (variable selon la banque, souvent 0-50 NZD)

Banques locales recommandées

  • ANZ New Zealand

    Plus grande banque du pays, réseau d'agences étendu, ouverture de compte possible depuis l'étranger avant arrivée (migrants), appli mobile complète.

  • BNZ (Bank of New Zealand)

    Très pratique pour les migrants : ouverture de compte depuis l'étranger, service en ligne performant, bon accueil des expatriés.

  • Westpac New Zealand

    Ouverture de compte internationale jusqu'à 180 jours avant l'arrivée, options spécifiques étudiants et migrants, présence solide à Auckland et Wellington.

Banque française : à conserver ou fermer ?

Wise est indispensable pour les virements France ↔ Nouvelle-Zélande : taux de change proche du taux interbancaire, frais fixes très bas comparés aux banques traditionnelles. Revolut (plan premium) supporte le NZD avec des limites de change gratuites. Pour les achats quotidiens, une carte NZD locale est nécessaire, les cartes françaises facturent des frais de change importants.

Transferts d'argent EUR ↔ NZD

Wise

Recommandé pour les virements réguliers EUR↔NZD. Délai : 1-2 jours ouvrés. Frais : ~0,5-1 % selon le montant.

Revolut

Utilisable, mais le NZD est parfois limité hors plan Metal. Convient pour les petits montants et les voyages.

Banque classique

Les banques françaises (BNP, Crédit Agricole, La Banque Postale) pratiquent des frais SWIFT de 20-35 € par virement + commission de change. À éviter pour les virements fréquents.

Coût de la vie · Auckland

Indice Paris = 100 · Ici : 130

Loyer studio centre

2 000 $NZ/mois

Loyer T2

2 800 $NZ/mois

Loyer T3 familial

4 000 $NZ/mois

Loyer T2, Wellington

2 200 $NZ/mois

Courses mensuelles

650 $NZ

Transports mensuels

195 $NZ

Repas midi

22 $NZ

Dîner restaurant

55 $NZ

Devise : Dollar néo-zélandais (NZD) · 1 EUR ≈ 0.5 NZD

05Santé & protection sociale

Quelle couverture santé dans ce pays ?

La Nouvelle-Zélande dispose d'un système de santé public de qualité, gratuit ou quasi-gratuit pour les résidents permanents et titulaires d'un visa travail longue durée. Le système ACC (Accident Compensation Corporation) est unique au monde : il couvre les accidents (corporels, voie publique, au travail, sport) sans recours judiciaire pour toute personne présente sur le territoire, indépendamment du statut. Les temps d'attente pour les soins non urgents peuvent être longs, l'assurance privée est fortement recommandée.

Accord de sécurité sociale

Non

Aucune convention de sécurité sociale entre la France et la Nouvelle-Zélande (confirmé par le CLEISS, NZ absente de la liste des accords bilatéraux). Les droits maladie et retraite français sont suspendus à l'expatriation. La CFE (Caisse des Français de l'Étranger) reste la seule option pour maintenir une couverture sociale française. Le Sénat français a relayé des demandes de négociation d'accord bilatéral en 2023, mais aucune convention n'est en cours d'adoption.

Caisse des Français de l'Étranger (CFE)

Pertinente

80380/ mois

  • Maintien des droits à l'Assurance Maladie française pendant l'expatriation
  • Couverture des soins en France lors des retours
  • Possibilité de maintenir les cotisations retraite (option volontaire CFE retraite)
  • Accès aux droits maladie de l'Assurance Maladie française à l'étranger (selon formule)

Système de santé local

8/10

Consultation : ≈ 35 €

Les titulaires d'un visa travail ou résident (valide ≥ 2 ans) ont accès au système public subventionné. Les GP (médecins généralistes) facturent en général 40-80 NZD (20-40 €) la consultation subventionnée, gratuit pour les enfants de moins de 14 ans. Les soins d'urgence à l'hôpital sont gratuits pour les résidents. Les titulaires d'un visa court (touriste, WHV court) n'ont pas accès aux soins subventionnés, une assurance voyage/expatriés est indispensable.

Numéros d'urgence

  • Urgences (police, ambulance, pompiers)111
  • Ambassade de France à Wellington+64 4 384 2555
  • ACC (accidents)0800 101 996

Assurances santé recommandées

Southern Cross Health Insurance

Leader du marché en NZ, plans adaptés aux expatriés, couverture spécialistes et chirurgie pour éviter les longues listes d'attente publiques.

Cigna New Zealand

Plans internationaux avec couverture monde entier, adaptés aux expatriés en mobilité fréquente entre NZ et France.

CFE (Caisse des Français de l'Étranger)

Pour maintenir la couverture française et les droits retraite, à combiner avec une assurance locale pour la couverture NZ complète.

Vaccins recommandés

  • Aucun vaccin obligatoire pour entrer en Nouvelle-Zélande
  • Vaccinations habituelles françaises (DTP, ROR, hépatite B) suffisantes
  • Hépatite A recommandée si voyages en Asie/Pacifique depuis NZ
  • Covid-19 : aucune exigence à l'entrée
06Vie pratique

Au quotidien dans ce pays

Logement, transport, langue, climat, sécurité et connectivité : le détail du quotidien.

Logement

Auckland : studio 1 600-2 400 NZD/mois, T2 2 200-3 500 NZD/mois, T3 3 500-5 000 NZD/mois. Wellington : environ 15-20 % moins cher. Christchurch et régions : 30-40 % moins cher qu'Auckland. Bonnes affaires en colocation (flatmate) : 250-400 NZD/semaine par chambre.

Plateformes

Caution : Le bond (dépôt de garantie) est limité par la loi à 4 semaines de loyer maximum. Il est systématiquement géré par le Tenancy Services (gouvernement), pas remis directement au propriétaire.

Transport

Voiture conseilléeTransports en commun : 5/10

Permis : Le permis français est reconnu directement jusqu'à 12 mois après l'obtention de la résidence néo-zélandaise. Au-delà, conversion obligatoire en permis NZ (test théorique non requis, reconnaissance directe sur présentation du permis français valide + justificatif d'identité + formulaire AA, coût ~50 NZD). Auckland dispose d'un réseau AT HOP bus/train correct en centre-ville, mais la voiture reste indispensable en banlieue. Wellington est plus marchable.

Langue

Anglais : 10/10

Communauté française estimée à 10 000-15 000 personnes, dont ~5 000 enregistrées au consulat. Concentrée à Auckland (70 %) et Wellington (25 %). La première école française d'Auckland (EFIA) a ouvert en 2025. Le français est peu parlé localement, l'anglais est absolument indispensable pour toutes les démarches.

Climat

Pays aux quatre saisons inversées par rapport à la France. Auckland (île du Nord) : subtropical humide, étés chauds (24-28 °C), hivers doux (10-15 °C), pluies fréquentes. Wellington : tempéré venteux, été 18-22 °C, hiver 8-12 °C, connue comme la ville la plus ventée du monde. Île du Sud (Queenstown, Christchurch) : plus contrastée, neige en hiver possible, alpins en altitude. Risques : séismes fréquents (Nouvelle-Zélande sur ceinture de feu du Pacifique), volcans actifs (Rotorua, Tongariro), tsunamis possibles.

Auckland, Jan : 23 °C / Fév : 24 °C / Mar : 22 °C / Avr : 19 °C / Mai : 16 °C / Juin : 13 °C / Juil : 12 °C / Août : 13 °C / Sep : 15 °C / Oct : 17 °C / Nov : 19 °C / Déc : 22 °C

Sécurité

Indice : 8/10
  • La Nouvelle-Zélande est l'un des pays les plus sûrs au monde, risques criminels faibles comparés à la France.
  • Risques naturels à prendre au sérieux : abonnez-vous aux alertes GeoNet et NIWA pour séismes et volcans.
  • Ne jamais laisser de valuables visibles dans les voitures (vols fréquents en zones touristiques).
  • Respectez les consignes de randonnée (Tramping) : enregistrez votre itinéraire sur AdventureSmart NZ.
  • Les courants marins (rips) sur les plages peuvent être dangereux, baignez-vous entre les drapeaux.

Internet & télécoms

Qualité : 8/10eSIM disponible

Opérateurs recommandés

Spark NZ (4G/5G, fibre, large couverture) · One NZ (ex-Vodafone, bon réseau mobile) · 2degrees (tarifs compétitifs, eSIM disponible) · Skinny (opérateur low-cost du groupe Spark)

Nouvelle-Zélande
07Communauté française

Les Français dans ce pays

Chiffres officiels du registre consulaire, villes les plus prisées, associations et écoles françaises.

Inscrits au registre (source MAE, 2023)

5 200

Communauté réelle estimée 30 à 60 % supérieure (non-inscrits).

  • Auckland7 000
  • Wellington2 000
  • Christchurch500

Associations & réseaux

  • Frogs in NZ

    Portail communautaire des Français en Nouvelle-Zélande : PVT, immigration, conseils pratiques, petites annonces, forums actifs.

  • Alliance Française d'Auckland

    Cours de français, événements culturels, réseau d'expatriés francophones à Auckland.

Groupes & forums

  • Français en Nouvelle-ZélandeFacebook
  • r/newzealandReddit
  • Frogs in NZ ForumForum dédié

Écoles françaises

  • Auckland French International School (EFIA)

    Auckland

08Retraite & droits sociaux

Retraite, chômage et droits sociaux dans ce pays

L'expatriation a des conséquences directes sur vos droits français. Voici ce qu'il faut savoir.

Convention de totalisation

Aucune

Aucune convention de totalisation des droits à la retraite entre la France et la Nouvelle-Zélande (confirmé par le CLEISS, NZ absente de la liste des accords bilatéraux). Le Sénat français a relayé des demandes de négociation en 2023, mais aucun accord n'est signé ni en cours de ratification. Vos années cotisées au KiwiSaver ne sont pas totalisables avec vos trimestres CNAV français. La cotisation volontaire à la CFE (option retraite) reste la seule protection disponible pour préserver vos droits à la retraite française pendant votre expatriation en NZ.

Système de retraite local

KiwiSaver (depuis 2007) : régime de capitalisation volontaire individuelle. Cotisation salarié minimum 3 % du salaire brut, abondée par l'employeur à 3 % minimum (taux passant à 3,5 % chacun dès avril 2026, puis 4 % en 2028). Accessible à partir de 65 ans ou en cas d'achat d'une première résidence. Les travailleurs indépendants peuvent s'inscrire volontairement. NZ Super (pension publique) : versée à partir de 65 ans, montant fixe (~900 NZD/quinzaine pour une personne seule en 2025), sans condition de cotisation préalable, accessible aux résidents de longue durée (10 ans en NZ dont 5 ans après 50 ans). Les expatriés rentrant en France peuvent récupérer leur épargne KiwiSaver selon des règles spécifiques.

Impact assurance chômage

Aucune convention d'assurance chômage entre la France et la Nouvelle-Zélande. Le départ vers la NZ entraîne la perte du droit aux allocations chômage françaises (ARE). En Nouvelle-Zélande, les salariés licenciés peuvent accéder au Jobseeker Support (aide au chômage administrée par Work and Income NZ) après avoir résidé légalement en NZ pendant une certaine durée.

Congés maternité / paternité

La Nouvelle-Zélande propose un congé parental généreux : jusqu'à 26 semaines de congé primaire rémunéré (Paid Parental Leave, PPL) versé par le gouvernement à hauteur du salaire plafonné à ~754 NZD/semaine en 2025. Accessible aux salariés et indépendants ayant travaillé en NZ les 6 derniers mois. Le départ de France coupe les droits au congé parental français (RQAP, PAJE), prévoir d'anticiper la demande avant le départ si grossesse en cours.

Préserver ses droits français

  • Cotiser à la CFE option retraite dès l'arrivée en NZ pour maintenir vos trimestres CNAV.
  • Opt-out du KiwiSaver possible dans les 8 premières semaines si vous cotisez déjà à la CFE, sinon, cotisez au minimum 3 % pour bénéficier des 3 % employeur.
  • Prévenir votre caisse de retraite française (CNAV, Agirc-Arrco) de votre expatriation avant le départ.
  • Conserver tous les justificatifs de cotisation KiwiSaver : dans l'hypothèse d'un futur accord bilatéral, ces périodes pourraient être reconnues rétroactivement.
  • Anticiper l'exit tax française si vous détenez un patrimoine financier > 800 000 € ou ≥ 50 % d'une société, prévoir la garantie bancaire avant le départ.
09Erreurs à éviter

Les pièges à éviter dans ce pays

Les erreurs les plus fréquentes commises par les Français qui s'installent, directement issues de témoignages et retours d'expatriés.

  1. 01

    Confondre Auckland et Wellington

    La plupart des Français arrivent à Auckland (plus grande ville, capitale économique), mais Wellington est la capitale politique où se trouvent l'ambassade de France, les ministères et les administrations centrales.

    Conséquence

    Démarches consulaires chronophages si vous habitez Auckland et devez rejoindre Wellington en urgence (vol 1 h ou 8 h de route).

    Solution

    Préférer les échanges par email/téléphone avec le consulat à Wellington. Pour l'enregistrement consulaire, la démarche est en ligne sur service-public.fr.

  2. 02

    Sous-estimer le coût du logement à Auckland

    Auckland est régulièrement citée parmi les villes les plus chères au monde en rapport salaires/loyers. Un T2 en centre-ville dépasse souvent 2 800-3 500 NZD/mois (1 400-1 750 €).

    Conséquence

    Budget mensuel sous-estimé de 500-800 € par rapport aux projections initiales, déséquilibre financier dès les premiers mois.

    Solution

    Prévoir 6 mois de loyer en épargne de précaution avant le départ. Envisager Wellington ou Christchurch si le logement est un critère majeur, 20-40 % moins cher.

  3. 03

    Négliger le KiwiSaver à l'embauche

    Tout salarié inscrit automatiquement au KiwiSaver lors de son embauche. L'opt-out (désinscription) n'est possible que dans les 8 premières semaines, passé ce délai, vous êtes bloqué jusqu'à vos 65 ans.

    Conséquence

    3 % de votre salaire brut prélevés automatiquement, non disponibles pendant toute votre carrière en NZ (sauf achat première résidence).

    Solution

    Décidez dès l'embauche : si vous cotisez déjà à la CFE, l'opt-out est souvent pertinent. Sinon, rester dans le KiwiSaver est judicieux, l'employeur abonde à hauteur de 3 % minimum.

  4. 04

    Croire que le permis français est valable indéfiniment

    Le permis de conduire français est reconnu directement en Nouvelle-Zélande pendant 12 mois après l'obtention de la résidence. Après ce délai, il doit être converti en permis néo-zélandais.

    Conséquence

    Conduite sans permis valide après 12 mois = amende importante et potentiel impact sur l'assurance en cas d'accident.

    Solution

    Engager la procédure de conversion dans les 10 mois : formulaire AA303, permis français original, pièce d'identité, photo. Frais ~50 NZD. Aucun test de conduite requis pour un permis français valide.

  5. 05

    Oublier l'exit tax française avant le départ

    Le départ vers la Nouvelle-Zélande (pays hors UE/EEE) déclenche l'exit tax sur les plus-values latentes pour les contribuables détenant plus de 800 000 € de valeurs mobilières ou ≥ 50 % d'une société.

    Conséquence

    Imposition immédiate ou obligation de constituer une garantie bancaire avant le départ, surprise financière pouvant dépasser plusieurs dizaines de milliers d'euros.

    Solution

    Consulter un fiscaliste spécialisé expatriation 6 mois avant le départ. Anticiper les cessions ou transferts d'actifs si les seuils sont proches.

  6. 06

    Partir sans couverture retraite française

    Aucune convention de sécurité sociale France-Nouvelle-Zélande : chaque année en NZ sans cotisation CFE est une année de retraite française définitivement perdue.

    Conséquence

    Décote significative sur la pension française, voire impossibilité d'atteindre le taux plein, si la durée d'expatriation est longue.

    Solution

    Souscrire la CFE option retraite dès l'arrivée en NZ. Coût : environ 120-200 €/mois selon l'option, un investissement rentable sur 20-30 ans de retraite.

10Ressources & liens utiles

Toutes les sources et liens officiels

Pour aller plus loin et vérifier vos informations directement à la source.

11Questions fréquentes

Foire aux questions

Les questions les plus posées par les Français qui envisagent l'expatriation. Toutes les réponses sont structurées pour Google (Schema.org FAQPage).

  • Oui. Les Français disposent d'un accès visa visiteur de 90 jours (NZeTA, ~15 USD), qui depuis janvier 2025 permet le télétravail pour des employeurs étrangers. Pour travailler localement, il faut obtenir l'Accredited Employer Work Visa (AEWV) via une offre d'emploi d'un employeur accrédité. La voie PVT (Working Holiday Visa) est accessible aux 18-35 ans pour 12 mois, renouvelable une fois sous conditions.
  • Oui. La convention fiscale France-Nouvelle-Zélande est en vigueur depuis le 19 mars 1981. Elle évite la double imposition via un mécanisme de crédit d'impôt : l'impôt néo-zélandais payé est imputable sur l'impôt français résiduel. Les dividendes sont plafonnés à 15 % de retenue à la source (5 % si participation ≥ 10 %), les intérêts et redevances à 10 %.
  • Le KiwiSaver est un régime de retraite par capitalisation. Tout salarié est automatiquement inscrit à l'embauche, vous pouvez faire un opt-out (désinscription) dans les 8 premières semaines. Si vous restez inscrit, vous cotisez au minimum 3 % de votre salaire, abondé par votre employeur à 3 % (4 % chacun dès 2028). Les fonds sont disponibles à 65 ans ou pour l'achat d'une première résidence. En partant définitivement de NZ, vous pouvez récupérer votre épargne sous conditions.
  • Non. Aucune convention de totalisation des droits à la retraite n'existe entre la France et la Nouvelle-Zélande. Chaque année en NZ sans cotisation à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) est une année de retraite française perdue. Le Sénat français a formulé des demandes de négociation en 2023, mais aucun accord n'est en cours. La CFE option retraite reste la seule protection.
  • Oui, particulièrement à Auckland. Le logement est nettement plus cher qu'en France (indice Paris = 100, Auckland ≈ 130). Un T2 à Auckland coûte 2 500-3 500 NZD/mois (1 250-1 750 €). En revanche, les salaires locaux sont souvent supérieurs, et certains postes tech/ingénierie sont très bien rémunérés. Wellington et Christchurch sont 15-30 % moins chères qu'Auckland.
  • Votre permis français est directement reconnu pendant 12 mois après l'obtention de votre résidence. Au-delà, vous devez le convertir : formulaire AA303, permis original, pièce d'identité, photo d'identité, coût ~50 NZD. Aucun test de conduite ni de code n'est requis pour un permis français valide. Démarche rapide (2-5 jours) dans une agence AA (Automobile Association).
  • Oui, depuis 2025. L'Auckland French International School (EFIA) a ouvert dans le quartier de Remuera en 2025, première école à programme français en NZ. Elle accueille les niveaux Grande Section à CE1 (avec extension prévue). Elle recherche l'accréditation AEFE. Les droits de scolarité sont gratuits pour les élèves domestiques (école à charte). Pour plus d'information : ecole-francaise.nz
  • Oui, avec ANZ, BNZ et Westpac qui proposent des procédures d'ouverture pour migrants depuis l'étranger. Vous aurez besoin de votre passeport et visa. Un IRD number (numéro fiscal NZ, gratuit, obtenu en ligne sur ird.govt.nz) est indispensable pour activer pleinement le compte. Il est recommandé de le demander dès l'arrivée, sans IRD, votre employeur prélèvera un taux maximum de 45 %.

Étape suivante

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